PROMOTION DE L’AGROECOLOGIE PAYSANNE EN AFRIQUE DE L’OUEST
L’adjoint au Sous-préfet de Niaguis appelle les femmes rurales à devenir les « ambassadrices d’une Afrique souveraine et prospère »
Prenant la parole devant les participantes venues de dix (10) pays de la sous-région, Idy Gomel Ba a qualifié la rencontre de « précieuse ». Il a salué une dynamique portée par des femmes rurales engagées dans la recherche de solutions aux défis alimentaires et climatiques auxquels le continent est confronté. « En vous regardant, je vois le visage de l’Afrique qui est debout. L’Afrique qui nourrit, l’Afrique qui refuse la dépendance. L’Afrique qui choisit la souveraineté », a-t-il déclaré. Selon lui, face aux crises climatiques et alimentaires qui touchent le monde, une partie des réponses se trouve dans les savoirs, les pratiques et les ressources dont disposent déjà les communautés africaines.
L’édition 2026 du CIFAP est consacrée aux techniques de conduite de la production avicole en agroécologie paysanne. Pour le représentant de l’administration territoriale, l’élevage des poulets locaux dépasse le cadre d’une simple activité de subsistance. Il peut constituer un levier en matière de santé, d’autonomisation économique des femmes et de maintien des jeunes dans leurs terroirs. Cette activité offre également, selon lui, des possibilités de valorisation des ressources locales et de promotion de modes de production respectueux de l’environnement. « Pratiquer l’aviculture en agroécologie, c’est respecter les cycles de la nature. C’est valoriser nos ressources locales, c’est prouver qu’une autre agriculture durable, respectueuse et rentable est bien possible », a-t-il soutenu.
Idy Gomel Ba a aussi insisté sur les effets attendus de la maîtrise de ces techniques. Au-delà de la création de richesses, celles-ci peuvent contribuer, à ses yeux, à la protection de la biodiversité, à l’amélioration de la nutrition des enfants et au renforcement de la résilience des communautés face au changement climatique. Dans cette perspective, il a présenté la formation comme un outil important dans la lutte contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition. La session consacrée à la production avicole doit ainsi permettre aux participantes de renforcer leurs capacités et leurs compétences, tout en favorisant le partage d’expériences et de pratiques.
S’adressant aux producteurs et productrices, l’adjoint au sous-préfet de Niaguis les a présentés comme « les cœurs battants de cette transition ». Il estime que le développement de l’aviculture en agroécologie paysanne peut participer à la construction d’une plus grande souveraineté alimentaire.
La dimension sous-régionale de la rencontre a également été mise en avant. La présence de participantes issues de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest témoigne, selon lui, du caractère transfrontalier des défis liés à l’agriculture, à l’alimentation et au climat. « Les défis de la terre n’ont pas de frontière », a-t-il relevé, appelant à renforcer les échanges, le partage des savoirs et la solidarité entre les communautés africaines. L’adjoint au sous-préfet a, par ailleurs, salué l’engagement des partenaires qui accompagnent l’initiative et contribuent à la promotion du leadership des femmes rurales. Il a exhorté les participantes à tirer pleinement profit de ces journées avant de regagner leurs pays respectifs pour y transmettre les connaissances acquises. « Mettez à profit ces journées pour apprendre, transmettre, repartir dans vos pays respectifs comme les ambassadrices d’une Afrique souveraine et prospère », a-t-il lancé, avant de déclarer officiellement ouverte la 5e édition du CIFAP.